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Sur ces deux monuments, tout a été dit : « le fait du Roi », « un gâchis architectural »etc..
Les deux présidents qui les ont imposés, ont tenu bon ... La polémique avait fait rage : on hurlait à l'abus de pouvoir ...
Nous allons voir, dans les deux cas, comment l'idée s'est imposée . A travers ces querelles, se pose, pour les deux bâtiments, la question de l'intégration au site .
Deux solutions sont envisageables : --- être en continuité ou --- être en rupture .
I . A ) LE CENTRE BEAUBOURG ou CENTRE GEORGES POMPIDOU :
Mr Pompidou, président à l'époque, avait vraiment ce projet à coeur . Non pour laisser son nom dans l'Histoire, comme ce fut dit souvent, mais parce que l'idée d'un vrai Centre Culturel, à Paris, lui paraissait juste indispensable . Nous étions en 1970, le projet fut lancé, avec un côté novateur : sous forme d'un concours international . Il favorisa même la participation de jeunes architectes, en créant des aides financières . Et, en effet, ce furent deux jeunes de 38 et 34 ans qui emportèrent le concours : ( sir) Richard Rogers et Renzo Piano .
B) LE LIEU :
Georges Pompidou souhaitait que ce musée fut en plein centre de Paris .
Ancien quartier médiéval, en plein centre de Paris, « Beau Bourg » fut déclaré « insalubre », et démoli entre le XIX et le XX siècle . Il resta une sorte de terrain vague, qui servit de parking .
Il a pourtant été écrit, à plusieurs reprises, que ce projet allait défigurer ce quartier de Paris ...
C) LE PROJET :
Un des premiers projets des deux architectes, on peut voir qu'il a un peu évolué : ces sortes de verrières arrondies vont disparaitre sur le projet définnitif pour être remplacées par un immense cube de verre .
-- L'esplanade :
Le projet de Renzo Piano et Richard Rogers était le seul à avoir un axe Nord-Sud .
Mais surtout le seul à n'utiliser que la moitié du terrain attribué au Centre : il dégageait une esplanade qui permettait une réelle liaison entre la ville et le Musée . Indissociable comme une cathédrale et son parvis, cette immense « Piazza » créait du lien social . C'est une idée que soutiendra Richard Rogers dans de nombreux projets : un lieu d'échange et de convivialité .
Chantier titannesque : il faut assurer les fondations et les deux niveaux souterrains .
-- Les plateaux libres :
Le Musée est composé de 7 niveaux de 75000 M2 dont 2 niveaux en sous sol . Ce sont de vastes plateaux modulables, et complètement libres : les services ( électricité, eau, air sur la face Nord et communication en façade avec un escalator en zig-zag ))sont rejetés en périphérie . La façade Nord se pare des plus beaux tuyaux de la ville .
C'est cet aspect ci qui lui donnera son surnom " d'usine à gaz"...
C'est une grande innovation : elle laisse la surface libre pour un aménagement sans contrainte ...
Par contre, pour une telle structure, d'importantes recherche de "portance", de résistance vont être effectuées .
Les ingénieurs vont même mettre au point des éléments de structure : les gerberettes, qui sont tout à fait innovant . Voyez la taille de ces éléments par rapport à l'ouvrier qui est à côté ...
On les voit sur la façade :
Les escaliers roulants animent la façade, et offrent une magnfique vue sur Paris .
Comme l'ensemble de l'édifice, entièrement vitré . Vue sur le "Sacré- Coeur" .
D) COMPOSITION DU MUSEE :
--- Musée d'Art Moderne ( 15000M2) avec un espace documentaire, et de multimédia .
--- La Bibliothèque Publique d'Information (BPI) sur 10400 m2 .
--- La bibliothèque Kandinski consacrée à l'Art du XX° siècle
--- Deux salles de cinéma, une salle de spectacle, une salle de débat .
---Un espace spécifique pour le jeune public ( expo, atelier, etc...)
L'architecture intérieure est à l'image de l'extérieur : quasi industrielle .
E ) La place Sravinsky :
Côté sud de l'édifice . Elle s'orne de sculptures de Nicki De St Phalle ( personnages vivement colorés ) et de Jean Tinguely : à heures fixes, les sculptures s'anime, lancent de l'eau etc...